Un an après les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, la France confirme une dynamique positive en matière de pratiques sportives. Selon le Baromètre national des pratiques sportives 2025 de l’INJEP, 61 % des personnes âgées de 15 ans et plus déclarent pratiquer une activité sportive de façon régulière, c’est-à-dire au moins une fois par semaine.
Un an après les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, la France confirme une dynamique positive en matière de pratiques sportives. Selon le Baromètre national des pratiques sportives 2025 de l’INJEP, 61 % des personnes âgées de 15 ans et plus déclarent pratiquer une activité sportive de façon régulière, c’est-à-dire au moins une fois par semaine. Ce chiffre progresse de sept points par rapport à 2018 et de deux points par rapport à 2023. L’écart entre les genres s’est considérablement réduit : il n’est plus que d’un point en 2025, contre six points sept ans plus tôt. Les femmes ont rattrapé une grande partie de leur retard, tandis que les jeunes restent les plus actifs.
Quelles sont les activités sportives les plus pratiquées en France
Les pratiques sportives les plus répandues ne sont pas forcément celles qui génèrent le plus de licences fédérales. L’univers de la marche et de la course à pied domine largement. En 2025, 32 % des Français de 15 ans et plus déclarent pratiquer régulièrement une activité de cette famille, qu’il s’agisse de randonnée pédestre, de marche nordique, de footing ou de trail. Viennent ensuite les activités de la forme et de la gymnastique (21 %), les sports cyclistes (11 %, hors déplacements du quotidien) et les sports aquatiques et nautiques (10 %). Ces chiffres illustrent une évolution nette vers des activités accessibles, souvent autonomes, peu coûteuses et compatibles avec des emplois du temps chargés.
Les activités sportives pour les 30-59 ans sont : marche, vélo, natation et activités de remise en forme.
Chez les plus jeunes (15-29 ans), le taux de pratique régulière atteint 84 %. Les adolescents et jeunes adultes s’orientent davantage vers les sports collectifs (football, basketball, handball) et les activités dynamiques comme la course à pied ou le fitness. Les 30-59 ans, qui affichent un taux de 75 %, privilégient des pratiques plus flexibles : marche, vélo, natation et activités de remise en forme. Les 60 ans et plus, avec 61 % de pratiquants réguliers, se tournent massivement vers la marche, la randonnée et la gymnastique douce. Ces différences d’âge reflètent à la fois les capacités physiques et les modes de vie.
Le football demeure largement masculin et l’équitation forte majorité de femmes et de filles
Sur le plan du genre, certaines activités restent très genrées. Le football demeure largement masculin, même si la pratique féminine progresse. À l’inverse, l’équitation attire une très forte majorité de femmes et de filles. Les activités de forme, de gymnastique et de danse comptent également une proportion élevée de pratiquantes. La marche et la randonnée, en revanche, sont relativement équilibrées, avec une légère prédominance féminine chez les plus de 50 ans. Les rencontres sportives organisées, qu’elles soient compétitives ou amicales, restent plus fréquentes chez les hommes dans les sports collectifs, tandis que les femmes privilégient davantage les pratiques individuelles ou en petit groupe.
Selon les zones géographiques les pratiques sportives ne sont pas les mêmes
Géographiquement, les pratiques sportives varient selon les territoires. Les régions du Sud enregistrent les taux les plus élevés. L’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur figurent régulièrement en tête des classements de pratique régulière ou occasionnelle. Ces régions bénéficient d’un climat favorable, d’un accès aisé aux espaces naturels et d’une offre dense d’équipements. La randonnée, le trail, le vélo et les sports de montagne y sont particulièrement développés. Les Alpes et les Pyrénées concentrent les pratiques de pleine nature, tandis que le littoral méditerranéen et atlantique favorise la natation, le paddle et les sports nautiques.
La Bretagne se distingue quant à elle par un taux élevé de licences sportives par habitant. Le football, le cyclisme et les sports de voile y sont particulièrement ancrés. Les Pays de la Loire suivent une logique similaire. Dans le Grand Est et les Hauts-de-France, la pratique reste globalement un peu moins élevée, même si le football et les sports collectifs en salle y restent très présents. Les territoires ruraux favorisent les sports de nature (randonnée, VTT, équitation), tandis que les grandes métropoles offrent une plus grande diversité d’activités de forme, de fitness et de sports de raquette comme le padel, en forte croissance.
Les rencontres sportives, qu’elles soient compétitives ou amicales, continuent de structurer une partie importante des pratiques sportives. Les clubs et associations restent le lieu privilégié pour les sports collectifs et les disciplines techniques. Cependant, une part croissante des activités sportives se déroule hors structure : en autonomie, en famille ou via des applications. Cette dualité entre pratique encadrée et pratique libre caractérise le paysage sportif français contemporain.
Au final, les activités sportives les plus pratiquées en France témoignent d’une démocratisation progressive. La marche et la course à pied, accessibles à presque tous les âges et à tous les niveaux, symbolisent cette évolution. Elles cohabitent avec des pratiques plus traditionnelles comme le football ou le tennis, et avec des disciplines en pleine expansion comme le padel ou le trail. Les disparités selon l’âge, le genre et la région persistent, mais elles s’atténuent. Un an après les Jeux de Paris, la France semble avoir consolidé une culture de la pratique sportive plus inclusive et plus diversifiée.
